Aujourd’hui, je propose quelques photos tirées d’une interview anglaise d’une préparation au style cafe racer française, oui môssieur ! Je l’ai choisis car j’aime le mélange d’une base ancienne agrémentée de pièces plus modernes pour pousser à bout la moto de base. Le plus difficile étant de rester tout de même harmonieux, ce que l’équipe de Kiki Shop a, à mon avis très bien réussi ici. Place à l’interview de ce préparateur ci-dessous.
La genèse du projet
Peux-tu nous parler un peu de la moto et des différents éléments que tu as utilisés ?
La moto d’origine est une 750 GSXE de 1983, mais je n’ai conservé que le moteur, le berceau moteur et le réservoir. La fourche, les roues, les amortisseurs et le bras oscillant proviennent d’une 1000 GSXR k6. Je voulais une Suzuki 750 parce que je les aime ! J’ai trouvé une bonne affaire sur leboncoin.fr et je l’ai achetée. J’aime les GS, les GSX et les GSX-R de Suzuki, mais par-dessus tout, j’adore la cylindrée 750. C’est une moto légendaire de ma génération.
Savais-tu déjà ce que tu allais faire de la moto avant de commencer ?
J’ai trouvé une base roulante de GSX-R par hasard et j’ai suivi mon instinct et mes goûts personnels. Je trouvais intéressant de monter un châssis ultra-moderne sur une GS de première génération. Mon processus créatif commence par dépouiller la moto de ses éléments essentiels : le moteur, le châssis, les éléments primaires de la moto. À partir de là, c’est ma propre créativité qui décide de ce qu’il faut incorporer et comment l’intégrer.
Le processus de création
Penses-tu que tout est possible ou y a-t-il des choses que tu ne veux tout simplement pas entreprendre ?
Rien n’est impossible. Les seules limites sont celles imposées par le propriétaire. Quand il n’y a pas de feeling, le projet devient plus complexe. Jusqu’à présent, je n’ai jamais fait d’esquisses. J’avais l’idée de construire une moto inspirée des motos GP des années 1970 et c’est la direction que j’ai prise avec cette préparation.
Quelle a été la partie la plus difficile de cette construction pour toi ?
Le cadre, la boîte de vitesses, la selle arrière, la fixation du carénage, l’adaptation de l’instrumentation, la découpe du carénage, le polissage, la peinture… tout, vraiment. Si je suis bloqué, j’ai toujours un moyen de repartir. J’ai appris à me sortir des situations difficiles quand je suis coincé, et je travaille à l’ancienne. Je ne pense pas que les gens réalisent combien de temps on peut passer dans un garage, à construire une moto à partir de zéro, surtout quand on veut atteindre un haut niveau de détail.
Les choix esthétiques
Tu accordes une grande importance au choix des couleurs. Pourquoi ce choix de couleurs ?
La moto a été faite pour être exposée à Vérone et donc pour représenter la France. Elle fait référence à l’époque où beaucoup de motos utilisaient ces couleurs et avaient ce style.
Y a-t-il eu quelqu’un d’autre qui t’a aidé à terminer cette construction ?
Je dois dire un grand merci à Cédric (polissage), merci à Lou (Sellerie Custom Shop), merci à Beringer et merci à Antoine de Krash Hop Tik.
